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Dernière mise à jour : 07/01/10

Non pas des Vérités acquises,
Mais l'idée d'une recherche libre !1

"Tu n'es pas moins qu'une particule, ne t'abaisse pas, aime !" Hafiz



les 5 plus récents (ou modifications importantes) :

photo de http://www-groups.dcs.st-and.ac.uk/~history/Mathematicians/Khayyam.html

A moins que nous ne nous donnions tous la main,
Nos pas joyeux ne viendront pas à bout de nos chagrins.
Levons-nous pour un souffle de vin, avant levée de matin,
Car, bien des fois,
il se lèvera, mais sur nos souffles éteints !

Omar Khayyam, 11ème siècle, traduction personnelle2

Les vrais maîtres n'ont pas (besoin) de disciple !!3

"paradis" des hédonistes terriens ?

Connaissez-vous l'origine du mot "paradis" ? J'entends l'origine première, lointaine, étymologique et plus.
Dans ce site, qui se veut être le paradis des amoureux des beautés de la nature, n'hésitez pas à flâner, à vous poser sur les branches (en cliquant sur les liens hypertextes), et à butiner.
Commencez donc par le paradis, pour nous il est indissociable de notre vision hédoniste.

"Il a tourné sa vie dans tous les sens,
Pour savoir si ç'avait un sens, l'existence !
...
La Vie ne vaut rien, rien
La Vie ne vaut rien !
Mais moi quand je tiens, tiens
Mais moi quand je tiens !
Là, dans mes 2 mains éblouies :
Les 2 jolis petits seins de mon amie,
Alors là, (mais alors là !!"Les Valseuses")
Là  je dis :
Rien Rien Rien
Rien ne vaut la Vie !"
Alain Souchon, "La Vie ne vaut rien !"4

Ainsi, ce jardin contient trois arbres, dans l'ordre décroissant de l'importance : Persan, Français, et Anglais.

Le premier semeur des graines dans ce (minuscule) jardin est un simple terrien, passionné par les choses de la vie, ici et maintenant ! Il est poussé par une envie irrésistible de partager le plus noble héritage de l'humanité. C'est peut-être parcqu'il a tant reçu de la nature !

Tout en ayant les yeux (et le reste !) ouverts sur le monde, les arbres plantés ici se veulent être intemporels, ou à défaut, munis d'une perspective à long terme. Pour "l'actualité" ou les "scoops", vous pourrez aller (vous faire !) voir ailleurs.

Nous aimons vous faire arrêter un instant ici, pour vous-même et ce qui vous regarde dans la vie, pour vous donner l'envie, et la possibilité, de porter un regard lucide sur la vie, la seule chose qui vaille la peine. Des fois que l'on réussisse à mieux vivre (plus joyeusement) chaque instant en étant plus lucide !

L'arbre Persan est essentiellement destiné aux iraniens vivant en Iran. La jeunesse en Iran est assoiffée de savoir. Puisque l'oppression idéologique est omniprésente, elle est très consciente des manques et des mensonges, mais, l'envers du décor, elle a parfois trop tendance d'encenser ce qui se passe à l'Occident.

La vocation de cet arbre est d'apporter le fruit de la culture terrienne, certains l'appellent "universelle", à cette jeunesse, privée du savoir et avide d'en jouir. La confrontation directe avec la religion, la principale outil historique de la domination symbolique (merci Bourdieu) des privilégiés, a quelques chose d'excitant. En Iran, depuis quelques années, les débats d'idées sont bouillonnants (en comparaison, la vie intellectuelle en France nous paraît terne). Même certains réformateurs perspicaces iraniens l'ont remarqué : ce qui s'y passe actuellement a un air du 18ème siècle Français ! (Pourrons-nous seulement nous imaginer l'exaltation et l'intensité des disputes idéologiques de l'époque des Lumières ?)

Alors, pourquoi le cacher, c'est un régal que de porter des coups, mais uniquement à coup d'arguments et de raisonnements !, à son adversaire historique : l'obscurantisme et l'hypocrisie. En outre, les moyens modernes nous mettent à l'abri de la répression !

D'autres part, que voulez-vous que je dise à ceux qui vivent en France du 21ème siècle ??

Ici, l'adversaire est bien plus fort. Dans l'état actuel des choses, je n'ai pas de solution pour le France, c'est donc un constat d'impuissance et d'ignorance, mais pas d'échec. Mais attention ! Ceci ne veut nullement dire que je me désintéresse de ce qui se passe en France, ni que je me sens "puissant" pour changer des choses en Iran. Non ! C'est un simple jugement, peut-être erroné mais voulant être lucide, sur l'efficacité de son action.

Chacun peut juste "allumer" une petite "mèche de connaissance", libre aux gens, et en premier lieu à ceux qui souffrent réellement d'une situation concrète, de faire ce qu'ils en veulent (de cette connaissance acquise5). La vie m'a appris qu'il n'y a rien de plus dangereux que de vouloir décider à la place des autres, ou de croire que son propre choix est le choix du "peuple". L'ignorance populaire est très tenace dans une société soi-disant "libre". Comme si la liberté en surface enlevait aux gens la possibilité (la curiosité ou l'envie ?) d'aller au fond des choses. Casser cette glace, ou chape de plomb, pour envisager un réel changement n'est pas en vue, d'où mon impuissance.

Schématiquement parlant, dans un pays comme l'Iran d'aujourd'hui, les barreaux sont plantés tout autour des gens. Se heurtant constamment contre ces obstacles et interdits, un habitant en Iran ne peut les ignorer. C'est ainsi que l'État devient son propre pourfendeur. Dans ces conditions, sa chute, sûre et inéluctable à moyen terme, n'est pas le vrai problème. Tout logiquement, c'est la nature de son remplacement qui doit nous préoccuper en premier. Ayant déjà fait une révolution, on ne peut plus "populaire", les iraniens sont très conscients de ce problématique.

En conclusion, dans un tel pays, l'avenir est ouvert, et sa construction au jour le jour est observable à l'œil nu. Pour faire "quelque chose", on n'a que l'embarras du choix.

Mais en Occident, les nantis ont réussi à planter les barreaux dans la tête des masses. Comment voulez-vous vous battre contre ces barreaux intériorisés (et bien intégrés) ! Ces barreaux, d'un étrange alliage, vous donnent une impression de "liberté" (dont le symptôme est souvent une envie de "consommer" !), tout en vous inculquant le dogme de l'impossibilité de changer les choses profondément. Les cages sont en verre translucides, tellement propre que vous ne les verrez que si vous vouliez "dépasser les bornes", les transgresser ! Mais tant que l'écrasante majorité n'y songe même pas, les nantis ont de beaux jours devant eux. Et une telle société "aseptisée" ne favorise pas l'éclosion des grands penseurs ! Ici, nous devons donc nous contenter des nains comme BHL (ou BHV !!6). Pauvres de nous ! (Le fait qu'un tel personnage puisse "récupérer" Sartre est plus que symptomatique, pauvre de Sartre aussi !).

Toujours est-il que sur l'arbre Français, un "tronc commun" pourrait être profitable à tous les francophones du monde. Un résumé de cours de Pr. Changeux au Collège de France, Jeux de langage, en est une excellents illustration. Les Maximes, Adages, Citations ou les Préférences (une mine inépuisable), ou Humour (les blagues "philosophiques") passent de commentaire.

En outre, cet arbre a deux branches, qui grandiront dans deux directions :

  1. le "remboursement" de mes dettes envers la culture qui m'a bercée pour plus de 20 ans.

  2. la mise à la disposition des persophones du "meilleur" de la culture francophone.

La première branche contient, pour l'instant :

La deuxième partie contient la version originale, ou les références (utilisées ou à utiliser) de ce qui se trouve sur l'arbre Persan.

L'arbre Anglais suit le même raisonnement, et donc organisation, mais en plus réduit.

Notez qu'à part "le terreau" (convictions philosophiques), il n'y a pratiquement pas de "recouvrement" entre ces 3 arbres, bien qu'il y ait des interpénétrations des branches. Comme pour les civilisations, ces arbres poussent dans le même espace-temps. Ils s'enrichissent mutuellement et partagent leurs fruits (Rousseau disait : "les fruits sont à tous, et la terre n'est à personne"). De la même manière que chacun a autant à apprendre de la civilisation africaine que de la civilisation incas.

On peut trouver une belle illustration de cette imbrication des branches dans le dictionnaire trilingue installé chez Babylon, qui est la partie la plus vigoureuse ces dernières années (pour ne pas dire la seule branche qui pousse vraiment !), et qui contient de plus en plus de citations (en ces trois langues) pour mieux expliquer tel mot ou telle phrase.

Quel être sensé se priverait volontairement de certaines beautés de la nature ?

On ne peut tout faire, la vie est un choix perpétuel ! Pour l'instant, ne parlons donc pas d'autres arbres7. Faut-il répéter que ces autres cultures ne sont pas moins "belles" (quels sont les critères "objectifs" pour en mesurer "la beauté" ?), seulement moins accessibles pour nous. Nous sommes aussi des fruits de notre passé.

Nous ne sommes que des simples relais, ô combien minuscules et passagers !, de la longue tribu des hédonistes, en particulier, sa branche orientale, ceux-là même que Miche Onfray8 reconnaît comme les semblables d'Ovide :

"Ovide propose une érotique qui, à la manière de ses semblables, chinoise, japonaise, persane, népalaise ou indienne, manifeste une profonde égalité de traitement des deux sexes. La complémentarité mène le bal, et non l'irréductible opposition." (voyez aussi Philo de base !) ; et en particulier sa branche scientifique9, représentée à merveille par le grand Omar Khayyâm.

En offrant le peu qu'il connaisse, le premier semeur dans ce paradis espère vous faire partager ses plaisirs, et par là même, augmenter les siens, il sera donc ravi d'être joint par les autres pour un dessein ô combien noble !

Sur ce terroir
"être" prime
sur "avoir"
et "paraître"
dérisoire.10


Déjà le vieux Épicure, dans pensées, disait :

"Les richesses conformes à la nature sont bornées et faciles à acquérir ; les richesses, telles que l'entendent les opinions vaines, s'étendent et vont se perdre dans l'infini."

(To be is to have, according to the system.)

Ici le contenu prend largement le pas sur la forme (espérons seulement que la forme, un peu simplette, de ce site ne nuit pas trop a son contenu !).

Nous confessons (là, d'un coup, vous avez deux de nos sources d'inspiration !), que bien qu'ayant bu, souvent sans retenu, à la source (en voici d'autres !) des :

nous n'avons toujours pas réussi à assouvir notre soif infini.

Pire : vue l'immensité de l'héritage, et notre soif sans cesse grandissante, nous avons peu d'espoir d'y parvenir dans le peu qu'il nous reste à vivre.

Et, pour couronner le tout, cette incapacité nous réjouit profondément, il y aura à boire et à manger pour tous et pour des siècles !

Quelques années après la 1ère rédaction, voilà que je tombe sur ce poème qui exprime ceci mieux :

Dans une poignée de cervelle je tiens, mais dévore
Tant qu'autant de livres que tienne le monde
N'ont pu rassasier mon appétit profond.
Que j'ai mangé ! Et je meurs encore de faim.

Tommaso Campanella : Sonnets ÂME IMMORTELLE


Pour "vacciner" les gens (et la société) contre la corruption, l'hypocrisie, la haine, l'envie du pouvoir et/ou de l'argent, etc., nous sommes devenus convaincus que le seul niveau valable de raisonnement est le niveau philosophique.

En nous plaçant à ce niveau, et en répondant à LA question :

"Pourquoi vivons- nous ?"

par :

"pour avoir
du bon temps,
en profitant
des beautés de la vie,
autant que faire se peut,
prendre du plaisir,
(de préférence tout en
en donnant ! )
et assouvir nos désirs".

Nous pensons avoir trouvé le bon angle d'attaque, philosophiquement j'entends !

Et nous ne sommes pas très loin de Boris Vian. La vie est d'une simplicité désarmante :

Cherchez votre pied, prenez le, essayez de ne plus le lâcher !!

Maintenant que vous savez un peu dans quelle ambiance nous nous baignons, nous vous souhaitons bien de plaisirs à vous poser sur les différentes branches de nos arbres. N'hésitez pas à nous rendre visite de temps à autre et à nous faire part de vos suggestions. À très bientôt.

Et à ceux qui ne partagent pas notre point de vue, nous disons : Merci de votre (courte) visite ! Et pas à sitôt !! Ce n'est pas parce que l'on ne partage pas les mêmes opinons que nous pourrons nous permettre de gaspiller le temps des autres !

Que ces derniers passent donc la route, sans perdre plus de temps !


1Ceci, de Maurice Merleau-Ponty, est gravé en lettre d'or sur le mur du Collège de France à Paris.

2Traduction personnelle, et un tant soit peu libre, de ceci en persan (vous pouvez aussi les entendre, chanté par le grand Shajarian, format MP3):

Ta dast be ettefâq bar ham na zanim
Pâ i ze nešât bar sar e qam na zanim
Xizim o dam i zanim piš az dam e sobh
K'in sobh bas i damad ke mâ dam na zanim !



3Quelques années après avoir écrit ceci, je tombe sur cela (parce qu'un voisin vient de m'apprendre que Deleuze s'est donné la mort en se défenestrant, ce que j'ignorais. C'est fou ce que je suis ignorant !):

"On ne peut être le disciple de qui refuse la notion de maître, parce qu'on ne peut épouser une philosophie qui refuse de se figer en système. Adorer une idole théorique ou prendre le parti de la vie: il faut choisir."

L'auteur, Jean-Paul Jouary, parle de " Deleuzien ", " nietzschéen", ou encore " marxiste", comme des notions impossibles. Je pense que l'on peut mettre le nom des grands comme Khayyâm et Hafiz en tête de liste.

Et encore quelques mois plus tard : voici que dans l'excellent site "l'autre portail", je trouve cette citation :

« On ne doit prendre conseil que de celui qui n'en donne aucun. »  (Kleist)

Et ben, je ne connais pas ce Kleist, mais je lui dit bien dit, surtout parce qu'il dit autrement ce que j'ai trouvé !

4Vous avez vu l'inversion de la "vie" et de "rien" ?! Je suis persuadé que notre bon maître, le grand Georges, serait d'accord pour dire : "Quelle jolie trouvaille !" Comparez ces 2 phrases avec la citation de Hafiz en haut de cette feuille : étonnant !

Petites précision : la photo est antérieure à la chanson de Souchon ; "ils" ont pas attendu Souchon pour m'éblouir, et m'inciter à "les" tenir dans mes petites mains !

5Pour cela, encore faut-il que les "intéressés" aient envie d'acquérir cette connaissance. Les visages défaits des travailleurs, qui (parfois après 30 années de "bons et loyaux services") viennent d'être mis à la porte, et leur "incompréhension totale" de ce qui leur tombe sur la tête, a quelque chose de pathétique ; on dirait qu'ils viennent juste de "découvrir" la nature de leur relation avec le patronat !!! Il n'est pas difficile de deviner pour qui ils ont voté quelques mois auparavant, et pis encore, voteront dans l'avenir !

6détail comique et croustillant : dans la 1ère version, j'avais écrit "BHV" au lieu de "BHL" ! Lapsus plus que révélateur de mon estime pour ceux appelés "philosophes" de nos jours. Contrairement aux grandes surfaces, on est en droit de se demander quelle "surface" cette espèce bizarre occupe !

7Bien que, sur la branche "préférences" de l'arbre français, il y a des références aux écrits en espagnol, et ceci grâce à Saramago, son article dans El Pais était irrésistible !

8Théorie du corps amoureux, p. 194

9pourquoi "scientifique" : Justement la raison d'être de ce site est de fournir le point de vue des "libre penseurs" rationalistes. D'après moi, rare sont des savants comme Khayyâm qui ont parcouru ce chemin (philosophique) jusqu'au bout. Il était un scientifique avant tout. C'est ma théorie : il a atteint le hédonisme par le côté scientifique. J'explique un peu la différence de cet hédonisme, avec ce que l'on entend par ce mot en Occident, dans mon article (philo de base) : c'est que scientifiquement parlant, ou plutôt raisonnant, je ne pourrai séparer mon plaisir de celle des autres.

10comme dirait très justement Jean-Louis Sagot-Duvauroux, on peut supposer que "la gratuité trace une frontière très suggestive entre le domaine de l’être et l’empire de l’avoir"